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Sans
aucune prétention d'être experte dans le domaine, je vous offre le
fruit de mes recherches dans le milieu de la santé. je vous donnerez
plusieurs adresses et numéros de téléphone utiles. Je ne conseille
rien, je vous transmets simplement les dires de spécialistes en la
matière. S'il y a des sujets que vous aimeriez que je fasse mention
ici, écrivez-moi et je ferai de mon mieux pour vous satisfaire.
Enfants
§L'énurésie
nocturne
§L'hyperactivité
et les problèmes d'attention
§Otite, méningite,
pneumoconiose
L'énurésie
nocturne
Un
problème commun
Les
enfants qui mouillent leur lit vivent une situation pénible, tout comme
leurs parents. Car en plus d'être embarrassant, ce problème appelé énurésie
nocturne par les médecins, peut empêcher les enfants de profiter des
activités amusantes à leur âge, comme passer la nuit chez un ami,
partir en camping ou en vacances familiales. En traitant l'énurésie
nocturne, vous aiderez votre enfant à profiter de nouveau des joies de
l'enfance. De plus, vous l'aiderez à regagner son estime de soi et
à se sentir comme un super
héros en lui faisant s'accroître son sens de bien-être et de réalisation
Si
votre enfant a un problème d'énurésie nocturne, vous devez savoir
qu'il n'est pas seul. Au Canada, on évalue à 200000 le nombre de
jeunes personnes, âgées entre 5 et 19 ans, qui mouillent leur lit régulièrement.
Dans la plupart des cas,
l'énurésie nocturne ne
relève pas d'un problème psychologique ou émotif, ni d'un trouble du
comportement. Il peut simplement s'agir d'un problème que votre médecin
peut traiter de façon sûre et efficace.
Il
y a de fortes chances pour que votre enfant surmonte ce problème par
lui-même. Mais il faut du temps. Certains enfants âgés de plus de
cinq ans mouillent encore leur lit. Les statistiques montrent qu'environ
20 % des enfants de cinq ans et 10 % des enfants de six ans souffrent d'énurésie
nocturne.
De
nouvelles informations
Pendant
le sommeil, notre corps produit une substance, appelée vasopressine,
qui réduit temporairement
la production d'urine évitant ainsi le débordement de la vessie. Des
recherches récentes indiquent que les enfants qui mouillent leur lit ne
produisent peut-être pas cette substance en quantité suffisante. Ils
ont donc tendance à produire pendant la nuit une plus grande quantité
d'urine que leur vessie peut contenir, alors ils mouillent leur lit.
Quels
sont les traitements que peut prescrire votre docteur?
Lorsque
les parents se rendent compte que leur enfant a un problème d'énurésie
nocturne, ils peuvent leur faire porter une culotte absorbante pendant
la nuit. Cette mesure gardera votre enfant et son lit au sec mais ne résoudra
pas le problème.
La
première chose à faire afin de trouver une solution est de faire
examiner votre enfant par un
médecin. Ainsi, les
troubles d'ordre physique tels qu'une infection des voies urinaires ou
un problème de capacité de la vessie peuvent être écartés. Dans
bien des cas le médecin recommandera des mesures générales visant à
réduire les épisodes d'énurésie nocturne:
A.
Restreindre la prise de liquides avant le coucher.
B.
Récompenser le comportement approprié.
C.
Réveiller de manière routinière l'enfant pendant la nuit.
Si
ces mesures ne parviennent pas à réduire le nombre d'épisodes d'énurésie
nocturne, votre médecin pourra recommander l'une des approches
suivantes comme traitement:
Le
conditionnement avec l'alarme
La
sonnette d'alarme est conçue pour réveiller l'enfant dès les premiers
signes d'humidité dans le lit. Chez les enfants motivés qui ont
l'appui de
leur famille, c'est une méthode qui a fait ses preuves. Cependant, il
faut parfois attendre trois mois et plus pour obtenir les résultats
escomptés.
La
desmopressine en comprimés
Comme
nous l'avons déjà mentionné, des études ont démontré que certains
enfants produisent en quantité insuffisante la substance qui réduit la
production d'urine pendant la nuit, et ainsi, mouillent leur lit. La
desmopressine en comprimés remplace la substance qui réduit la
production d'urine, de façon sûre et efficace. Combinée à une
restriction de la prise de liquides et à un programme de renforcement,
la desmopressineen comprimés peut aider les enfants qui mouillent leur
lit à réduire de manière significative le nombre d'épisodes d'énurésie
nocturne. Administrée une heure avant le coucher, la desmopressine en
comprimés aide à régulariser la production d'urine nocturne des
nombreux enfants qui mouillent leur lit.
Il
y a une solution au problème de pipi au lit" de votre enfant., informezvous
auprès de votre médecin des traitements médicaux disponibles.
Pour
tout autre renseignement, téléphonez un(e) infirmier(ère) au
1
800 970-4224 ou visitez notre site internet : www.bedwetting.terring.ca
L'hyperactivité
et les problèmes d'attention
La
plupart des jeunes qui ont de l'hyperactivité ou des problèmes
d'attention ont souvent des comportements dérangeants dans plusieurs
milieux à la fois, que ce soit à l'école, à la maison, dans le
milieu de garde ou dans celui des sports et des loisirs. Ils ont fréquemment
des conflits avec l'autorité parentale, scolaire ou autre. Les adultes
qui les côtoient communiquent souvent avec leurs parents au sujet de
leur comportement.
La
majorité de ces jeunes ont beaucoup de difficulté à suivre les
consignes et à faire leurs travaux scolaires. Un rendement scolaire
faible ou à la baisse accompagne fréquemment ces difficultés.
Plusieurs sont solitaires et ont du mal à se faire des amis et à les
conserver.
Briser
les mythes...
Toutes
les affirmations suivantes sont fausses:
1-
L'hyperactivité et les problèmes d'attention sont causés par une
mauvaise éducation;
2- Les jeunes qui ont de l'hyperactivité ou des problèmes d'attention
ne réussissent pas parce qu'ils sont paresseux, manquent de motivation
et ne veulent pas faire d'efforts;
3-
Les jeunes qui peuvent rester concentrés pendant des heures devant la télévision
ou un jeu vidéo ne peuvent pas avoir de l'hyperactivité ou des
problèmes d'attention.
4-L'hyperactivité
et les problèmes d'attention vont disparaître à l'adolescence
ou à l'âge adulte;
5-
La prise de médicaments .comme le Ritalin guérit définitivement
l'hyperactivité et les problèmes d'attention;
6-Il
Y a nécessairement un lien entre l'hyperactivité et le
comportement agressif d'un jeune.
Il
faut briser tous ces mythes, car ils nuisent à la réussite des
jeunes, à leur épanouissement personnel et à leur intégration dans
la société. Souvent, ces jeunes veulent réussir, répondre aux
exigences de leur environnement. Il. ne s'agît pas d'un manque de
volonté, mais bien d'un manque de contrôle.
Quels
Comportements indiquent qu'il faut consulter?
Il
faut consulter lorsque le jeune: est très agité, peu importe l'endroit
ou la situation (il a du mal à rester assis, à jouer calmement);
est facilement distrait et oublie fréquemment des objets ou les tâches
qu'on lui confie; est incapable de rester concentré longtemps sur
la même activité et a du mal à suivre les consignes et les
explications; a beaucoup de difficulté à retenir ses paroles ou ses
gestes (il répond impulsivement aux questions, avant même qu'on ait
fini de les lui poser, interrompt les conversations ou passe à l'action
sans réfléchir)
Ces
comportements ne sont pas exclusivement associés à l'hyperactivité et
aux problèmes d'attention. Toutefois, lorsqu'on remarque plusieurs de
ces comportements chez un jeune, il devient nécessaire de consulter
rapidement une personne- ressource compétente pour avoir une évaluation.
À
qui en parler?
Si
le jeune semble avoir de l'hyperactivité ou des problèmes d'attention,
il est important d'en parler à une professionnelle ou à un
professionnel des réseaux de la santé et des services sociaux, de l'éducation
ou des services de garde. Cette personne examinera la situation avec les
parents afin d'établir la nécessité de faire une évaluation plus
poussée. Lorsqu'un diagnostic médical est requis, le médecin traitant
collabore avec les autres professionnels qui côtoient le jeune pour
compléter l'évaluation*.
Pour
éviter ou limiter le développement, d'autres problèmes
Dès
que l'on a des raisons sérieuses de croire qu'un jeune a de
l'hyperactivité ou des problèmes d'attention, il faut consulter pour
avoir une évaluation approfondie. Plus on intervient rapidement, plus
on réduit les risques d'apparition d'autres problèmes chez le jeune,
comme une faible estime de soi, l'anxiété, la dépression et leurs
conséquences telles l'opposition, la délinquance, la toxicomanie, etc.
Pour
en savoir plus:
Sites
Internet Gouvernementaux:
www.meg.gouv.qc.ca
www.mss.gouv.qc.ca
www.mfe.gouv.qc.ca
Regroupements
et associations de parents Panda du Québec
www.associationpanda.qc.ca
téléphone: (450)979-7788
Association
québécoise pour les troubles d'apprentissage (AQETA)
www.aqeta.qc.ca
téléphone: (514)847-1324
Qu'est-ce
qu'une otite et une méningite ont en commun?
La
pneumococcies.

Qu'est-ce
qu'une pneumococcie?
Une
pneumococcie est une maladie causée par le pneumocoque, également
appelé Streptococcus pneumoniae, bactérie microscopique aussi
malfaisante que son nom est difficile à prononcer. Tous les ans, elle
affecte plus d'un demi-million d'enfants au Canada. Certaines des
maladies qu'elle cause peuvent mettre la vie d'un enfant en danger. Les
pneumococcies sont soit envahissantes (ayant tendance à se disséminer
ou à s'infiltrer], soit non envahissantes (localisées).
La
méningite et la bactériémie sont des exemples de pneumococcies
envahissantes.
La
méningite: est l'infection des enveloppes du cerveau et de la
moelle épinière, est probablement la forme de pneumococcie
envahissante dont vous avez le plus entendu parler. Dans certains cas,
elle peut entraîner la mort ou des séquelles permanentes, telles que
des crises épileptiques, la surdité ou une incapacité mentale. La méningite
peut également être causée par des organismes viraux ou bactériens
autres que le pneumocoque.
La
bactériémie: est la présence éphémère de bactéries dans le
sang. La bactériémie disparaît souvent spontanément. Elle peut
toutefois provoquer des infections graves. Ces infections surviennent
lorsque les bactéries présentes dans le sang continuent à se
multiplier et qu'elles se disséminent à d'autres parties de
l'organisme.
La
pneumonie et l'otite moyenne sont des exemples de pneumococcies non
envahissantes.
La
pneumonie: est une inflammation pulmonaire qui provoque des
difficultés respiratoires. Elle peut se manifester graduellement ou
subitement. Les symptômes de la pneumonie peuvent varier, selon l'âge
de l'enfant et la cause de la pneumonie.
L'otite
moyenne: est une infection de l'oreille moyenne qui survient
lorsque
la cavité située derrière le tympan s'enflamme et se remplit
de
liquide ou de pus. Jusqu'à l'âge de deux ans surtout, des
otites moyennes répétitives peuvent survenir quand un enfant a un
rhume. L'otite moyenne peut également être causée par un certain
nombre d'organismes viraux ou bactériens autres que le pneumocoque.
Est-ce
que mon enfant est à risque?
Oui. Des études ont révélé
que les nourrissons et les enfants courent un certain risque de
contracter des pneumococcies. En effet, le pneumocoque, qui est
responsable d'infections comme l'otite moyenne, la pneumonie, la méningite
ou la bactériémie, peut se transmettre d'un enfant à l'autre par les
éternuements, par la proximité et par le contact des mains à la
bouche. Cependant, plusieurs autres facteurs peuvent accroître le
risque pour de nombreux enfants. Pour en savoir plus, consultez votre médecin.
Quels sont les facteurs qui peuvent
accroître le
risque que mon enfant soit atteint d'une pneumococcie
envahissante?
Voici une brève description de
quelques-uns des facteurs pouvant accroître le risque que votre enfant
soit atteint d'une pneumococcie envahissante:
Fréquentation
d'une garderie:
le terme
"garderie" s'entend
ici d'un lieu situé hors du domicile familial où l'enfant passe régulièrement
quatre heures par semaine ou plus en compagnie d'au moins deux autres
enfants non apparentés, sous la surveillance d'adultes. Les
enfants qui fréquentent
une garderie sont environ 2 à 3 fois plus
exposés aux pneumococcies envahissantes.
Otite récente:
les enfants ayant été
atteints récemment (au cours des trois mois
précédents) d'une otite sont presque deux fois plus à risque que les
autres enfants d'être atteints d'une pneumococcie envahissante.
Traitement récent par
antibiotique: les enfants'
ayant suivi récemment une antibiothérapie sont environ trois fois plus
susceptibles que les autres enfants d'être atteints d'une pneumococcie
envahissante.
Origine
ethnique: les enfants
d'origine africaine ou amérindienne courent un risque plus grand que les
autres enfants d'être atteints d'une
pneumococcie envahissante.
Autres
maladies: les enfants atteints d'un
cancer, d'une maladie rénale ou d'une maladie chronique telle que le
diabète ou la drépanocytose, ou ceux dont le système immunitaire est
affaibli par une chimiothérapie ou le VIH, sont également plus vulnérables
aux pneumococcies envahissantes.
Questionnaire
d'évaluation du risque
Après avoir examiné les
principaux facteurs de risque associés aux
pneumococcies envahissantes, prenez quelques instants pour remplir le
questionnaire ci-dessous. Vous et votre médecin serez ainsi mieux en
mesure de déterminer la nature du risque pour votre enfant.
Votre
enfant se trouve-t-il régulièrement en compagnie d'autres nourrissons
ou d'autres enfants?
D'autres
enfants de la pré maternelle ou de la garderie que fréquente votre
enfant sont-ils souvent malades?
Votre
enfant a-t-il souffert récemment d'une otite moyenne?
Votre
enfant appartient-il à l'un des groupes ethniques suivants?:
Africain
Amérindien.
Votre
enfant souffre-t-il d'une maladie chronique ou son système immunitaire
est-il affaibli?
Si vous avez répondu OUI à
l'une des questions ci-dessus, votre enfant pourrait être plus à
risque de contracter une maladie associée aux pneumococcies
envahissantes. Consultez votre médecin pour en
savoir plus.
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Au
féminin
§Cancer
du sein
§Sécurité/maternité
§La ménopause
Cancer du sein 
Pour
être en santé, il faut d'abord bien se connaître. Une femme doit
connaître ses seins comme elle connaît son visage ou ses mains - c'est
ce qui lui permettra de noter toute modification qui pourrait se
produire. Le dépistage précoce est très important: on peut traiter
avec succès la grande majorité des problèmes affectant le sein, s'ils
sont décelés tôt. C'est un des secteurs de votre santé où vous
pouvez jouer un rôle actif. N'hésitez pas à parler du cancer du sein
avec vos amies et les femmes de votre famille.
Concrètement,
qu'est-ce que je peux faire pour préserver la santé de mes seins?
La
meilleure approche, c'est l'examen régulier: la
mammographie, l'examen fait par un professionnel de la santé,
l'auto-examen des seins (AES)
La
mammographie:
Vous
devriez parler à votre médecin de la mammographie. Il s'agit d'un type
de rayons X permettant de déceler les grosseurs qui sont trop petites
pour être palpables. La mammographie permet également d'en savoir plus
sur les grosseurs dépistées au cours de l'AES ou lors d'un examen
effectué par un professionnel de la santé.Toutes les femmes de 50 à
69 ans devraient passer à la mammographie tous les deux ans. Les femmes
de moins de 50 ans qui présentent un risque plus élevé de développer
un cancer du sein devraient discuter avec leur médecin des avantages de
la mammographie.
L'examen
des seins:
Il
y a deux façons de procéder, et les deux sont d'égale importance.
Faites examiner vos seins à tous les deux ans par un médecin ou une
infirmière. Mais ne négligez surtout pas d'examiner régulièrement
vos seins pour y déceler très tôt l'apparition d'une grosseur:
c'est
ce qu'on appelle l'auto-examen des seins (AES). On ne peut trop
souligner l'importance de cette double approche.
L'auto-examen
des seins:
L'auto-examen
permet de connaître sur le bout de vos doigts ce qui constitue l'état
normal de vos seins. Par conséquent, il vous sera facile de détecter
tout changement, si mineur soit-il. L'importance
de l'AES augmente en proportion de l'âge. La Société canadienne du
cancer recommande que toutes les femmes de plus de 40 ans procèdent à
l'auto-examen des seins à chaque mois, à la même période du cycle
menstruel, ou à la même date dans le cas d'une femme ménopausée. La
Société canadienne du cancer a publié un dépliant sur l'AES qui
pourrait vous être très utile.
Être
attentive, mais à quoi?
Quand
vous aurez fait l'auto-examen de vos seins quelques fois, vous saurez
quel est leur état normal. Toute modification est un signal vous
avertissant qu'il y a peut-être un problème. Regardez-vous
attentivement dans un miroir: si vous remarquez des dépressions
ressemblant à des fossettes sur le sein ou autour du mamelon, ou si la
peau se met à avoir l'apparence d'une pelure d'orange (des taches qui
peuvent être rosées, rougeâtres ou de couleur normale mais où les
pores de la peau sont très apparents), il serait bon de consulter.
Si vous décelez dans un
sein une grosseur ressemblant à un pois,. ou encore un endroit dont la
texture vous semble différente (plus dure ou plus massive) du reste du
sein, il peut
s'agir d'un signe avertisseur. Les seins sensibles ou douloureux, les écoulements
inhabituels du mamelon sont généralement reliés à des problèmes bénins
mais ils peuvent parfois indiquer la présence d'un cancer. Les
saignements et les durcissements du mamelon doivent être étudiés par
un professionnel compétent, pour éliminer la possibilité qu'il puisse
s'agir d'un cancer.
Si
vous remarquez quelque changement que
ce soit, et surtout un de ceux mentionnés cidessus, consultez immédiatement
votre médecin.
Y
a-t-il des femmes qui sont plus exposées que d'autres au cancer du
sein?
On
estime que 50% des Canadiennes sont particulièrement susceptibles
d'avoir un cancer du sein. Cela ne signifie évidemment pas qu'elles
seront toutes atteintes mais simplement qu'elles doivent être encore
plus attentives à l'état de leurs seins.
Doivent
être doublement prudentes, les femmes qui ont plus de 50 ans,
qui
ont
déjà souffert d'un cancer du sein, qui
viennent
d'une famille où plusieurs femmes ont été atteintes de cancer du
sein, surtout s'il s'agit de parentes très proches (mère ou sœur), qui
n'ont
jamais eu d'enfant, ou étaient âgées de plus de 30 ans lors de leur
première grossesse, qui
ont
eu une puberté précoce (avant l'âge de 12
ans) ou une ménopause tardive (après 50
ans).
Est-ce
qu'une grosseur dans un sein indique nécessairement la présence de
cancer?
Pas
du tout. En fait, la plupart du temps, on n'a pas affaire à un cancer.
Mais la seule façon d'être sûre, c'est de consulter votre médecin
pour toute grosseur ou toute modification que vous décelez dans un
sein.
Mais
si c'est vraiment un cancer?
Quand
le diagnostic est précoce et le traitement appliqué sans délai, les
chances de guérison sont excellentes. Il faudra faire disparaître les
tumeurs cancéreuses. On peut s'y prendre de différentes façons, mais
c'est vous et votre médecin qui déciderez de la méthode appropriée.
Quel
est le rôle de l'alimentation?
Il
est possible qu'un régime alimentaire équilibré puisse réduire le
risque de cancer du sein mais les preuves à cet effet ne sont pas
absolument concluantes. Il est sage cependant de suivre les directives
du Guide alimentaire canadien (1991) qui a été élaboré dans le but
de favoriser un bon état de santé: Consommez
des aliments variés. Mettez
l'accent sur les céréales, le pain et les autres produits à base de
grains, les légumes et les fruits. Parmi
les produits laitiers, les viandes et les aliments cuisinés, optez pour
les plus maigres. Maintenez
un poids raisonnable: l'exercice physique et une saine alimentation sont
de bons moyens d'y parvenir. N'abusez
pas du sel, de l'alcool et de la caféine.
Les
7 mesures de prévention
1-Devenez
ou demeurez, un non-fumeur et évitez, la fumée des autres.
2-
Optez pour un régime alimentaire varié, composé d'aliments contenant
peu de matières grasses et beaucoup de fibres. Maintenez un poids-santé
et limitez votre consommation d'alcool.
3-
Protégez-vous des rayons du soleil. Examinez votre peau régulièrement
et signalez sans tarder tout changement à votre médecin.
4-
Pratiquez l'auto-examen des seins une fois par mois et n'oubliez pas que
la cytologie vaginale (test Pap) et la mammographie sont deux examens
essentiels que vous devez prévoir périodiquement, selon votre âge.
5-
Consultez régulièrement votre médecin et votre dentiste pour des
examens de contrôle.
6-
Soyez attentif à tout changement de votre état de santé habituel. Si
vous découvrez une bosse, un grain de beauté qui a changé d'aspect ou
une plaie qui ne guérit pas, parlez-en tout de suite à votre médecin.
7-Suivez
les consignes de sécurité lorsque vous manipulez des matières
dangereuses, que ce soit à la maison ou au travail. Pour
informations:
Organisation
du ruban rose: www.rubanrose.org
Société canadienne du cancer: www.cancer.ca/
Fondation québécoise du cancer: www.fqc.qc.ca/
Cancer du sein - Médecines douces: www.breast.cancer.ca/french/alt_fc.htm
Travailler
en sécurité pour une maternité sans danger
La
travailleuse enceinte ou qui allaite bénéficie d’une protection
particulière. Si elle travaille dans des conditions dangereuses pour sa
santé ou pour la santé de l’enfant qu’elle porte ou qu’elle
allaite, elle a le droit d’être immédiatement affectée à
d’autres tâches ne comportant pas de risque et qu’elle est en
mesure d’accomplir. À défaut de possibilités de modifications de
son poste de travail ou d’affectation à un autre poste, cette
travailleuse a le droit de cesser de travailler temporairement et de
recevoir des indemnités de la CSST. Il est important de noter que des
conditions de travail dangereuses, conjuguées à des problèmes de santé
liés à grossesse, permettent également à la travailleuse de se prévaloir
de son droit.
Pour
exercer son droit à une maternité sans danger, la travailleuse doit
d’abord consulter son médecin pour lui expliquer ses conditions de
travail et ses criantes face à sa grossesse. Si le médecin juge
qu’il y a danger, la travailleuse lui demande de remplir le Certificat
visant le retrait préventif et l’affectation de la travailleuse
enceinte ou qui allaite. Pour que le certificat soit valide, le médecin
doit obligatoirement consulter le médecin responsable des services de
santé de l’établissement où elle travaille, ou s’il y en a pas,
le médecin désigné par le directeur de la santé publique du
territoire où se trouve son lieu de travail. La travailleuse n’a rien
à débourser pour obtenir ce certificat. Ensuite, la travailleuse remet
le certificat à son employeur, ce qui constitue automatiquement une
demande de modification de son poste ou d’affectation à un autre
poste. Durant l’affectation, la travailleuse conserve le même salaire
et les mêmes avantages qu’auparavant. Si l’employeur ne peut éliminer
le danger, modifier le poste de la travailleuse ou l’affecter immédiatement
à d’autres tâches, celle-ci peut cesser de travailler et recevoir
des indemnités.
La
ménopause
La ménopause
est un processus naturel qui survient progressivement vers l'âge de 51
ans. Elle se définit comme un arrêt des menstruations durant une période
d'un an, en absence de toutes autres conditions. C'est une des périodes
de transition dans la vie d'une femme, marquée par l'arrêt des
menstruations et par des changements se produisant chez certaines, même
avant la fin des menstruations. La ménopause influence la façon dont
la plupart des femmes se sentent physiquement et émotivement. Elle ne débute
pas au même âge et n'a pas les mêmes implications chez toutes les
femmes, même à l'intérieur d'une même famille.
L'espérance de vie moyenne de la femme canadienne est près de 80,7
ans. Si cette femme vit plus de 65 ans, son espérance de vie passe à
85 ans. C'est donc dire que la période après la ménopause occupe plus
du tiers de la vie de la femme, soit plus de trente ans.
Une discussion sur la ménopause soulève des sujets très délicats: le
vieillissement, l'estime de soi, la sexualité, le risque du cancer,
l'incapacité physique, etc... Mais la ménopause peut également donner
l'occasion d'une remise en question des valeurs fondamentales et
permettre d'apporter une plus grande attention à votre santé et aux
moyens de la préserver le plus longtemps possible.
Car, à quoi sert de vivre jusqu'à 85 ans, si c'est pour passer les
dernières années de sa vie avec un handicap physique ou sans autonomie
?
Le cycle menstruel.
Les
ovaires contiennent des ovules et produisent des hormones, responsables
des caractéristiques de la femme. Chaque mois, un ovule parvient à
maturité, sous l'action des hormones, et chemine de l'ovaire à l'utérus.
L'oestroène est responsable de la féminité. Cette hormone est aussi
responsable de l'épaississement de la couche interne de l'utérus ou
muqueuse de l'endomètre, à chaque mois. Une fois que l'ovulation se
produit, une deuxième hormone sexuelle, la progestérone, prépare
l'endomètre à la survenue d'une grossesse. Si la grossesse se produit,
l'oeuf s'implante dans la muqueuse épaissie. En absence de fécondation,
le taux de progestérone chute, entraînant le décollement de l'endomètre.
La menstruation survient alors.
La
pré-ménopause.
La ménopause
survient lorsque les ovaires ont épuisé leurs réserves d'ovules qui
peuvent être fécondés. Lorsque survient la quarantaine, l'organisme sécrète
une quantité de plus en plus faible et inconstante d'hormones. Ces
changements peuvent s'étaler sur quelques mois à plusieurs années.
Certains mois, l'ovulation ne se produit pas. En absence de progestérone,
produit après l'ovulation, l'intervalle entre les menstruations et leur
durée peuvent fluctuer. Ces phénomènes entraînent un épaississement
de la couche interne de l'utérus ou l'endomètre. Quelques fois, cet épaississement
devient instable et déclenche des menstruations excessives et caractérisées
par le passage de caillots, accompagnés ou non de douleurs
menstruelles, sous forme de crampes.
La ménopause.
Vers la
fin de la période de la pré-ménopause, lorsque vos règles cessent et
que vous commencez à ressentir les symptômes de la ménopause, vous
entrez en ménopause. Vos ovaires ne produisent plus d'ovules et
fabriquent une faible quantité d'oestrogènes. Les menstruations
cessent complètement. Si vous avez atteint la cinquantaine et que vous
n'avez plus de règles pendant un an, vous avez atteint la ménopause.
La ménopause chirurgicale se produit lorsque vous devez subir
l'ablation des deux ovaires, quelque soit votre âge.
Par ailleurs, si vous avez subi l'ablation de l'utérus, vous n'aurez
pas de menstruations, mais vos ovaires devraient fonctionner jusqu'à ce
que tous les ovules de l'ovaire soient épuisés. Si vous avez subi une
hystérectomie (ablation de l'utérus) et que vous éprouvez de symptômes
de la ménopause, consultez votre médecin, qui par une prise de sang,
pourra vous dire si vous avez atteint la ménopause. D'autres problèmes
tels , l'hypothyroïdie, l'hypoglycémie, les modification de la tension
artérielles, etc. peuvent mimer les symptômes de la ménopause.
Symptômes
de la ménopause.
Principaux symptômes de
la ménopause
Symptômes corporels
- bouffées
de chaleur, sueurs nocturnes.
- amincissement
vulvaire et vaginal (vaginite atrophique).
- incontinence
urinaire.
- modification
des réactions sexuelles.
- fatigue
et lassitude.
Symptômes
psychologiques
- problèmes
de l'humeur.
- problèmes
de mémoire.
- tendance
à la dépression.
- anxiété
et nervosité.
Bouffées de chaleur.
L'organisme
maintient sa température constante en modifiant l'afflux de sang
au niveau de la peau. Les oestrogènes interviennent dans le mécanisme
de régulation de la température corporelle. Lorsque la sécrétion
d'oestrogène diminue, à la ménopause, ce mécanisme peut être défectueux,
ce qui se manifeste par des bouffées de chaleurs. Les bouffées de
chaleur, qui surviennent souvent durant le sommeil, causent de fréquentes
périodes d'éveil nocturne et de l'insomnie, et elles peuvent être très
incommodantes. Trois femmes ménopausées sur quatre éprouveront
des bouffées de chaleurs. Dans la majorité des cas, les bouffées de
chaleur persisteront pendant plus d'un an et, chez près de la moitié
des femmes, jusqu'à 5 ou 10 ans après l'arrêt des règles. Certaines
femmes ont même des bouffées de chaleur jusqu'à plus de 70 ans.
Le premier signe se révèle une sensation de pression au niveau de la tête,
comparable à un mal de tête. L'intensité s'accroît
progressivement et culmine pour laisser place à la bouffée de chaleur
proprement dite, qui débute au niveau de la tête et du cou et envahit
en nappe l'organisme tout entier. La sensation de chaleur est
suivie par un crise de sueur plus ou moins gênante surtout la nuit, qui
est plus marquée au niveau de la tête, du cou et de la poitrine.
Elle peut être ressentie aussi au niveau des joues et des jambes.
L'épisode peut durer de 2 à 5 minutes et se terminer par des
tremblements et des frissons.
Le mécanisme des bouffées de chaleur est encore mal expliqué, mais de
nombreuses études ont démontré que les oestrogènes constituent
actuellement le meilleur traitement que nous ayons contre celles-ci et
d'ailleurs, contre les autres symptômes de la ménopause.
La clonidine (Dixarit®), un médicament utilisé dans le traitement de
l'hypertension artérielle, est une solution de rechange lorsque les
hormones ne peuvent être utilisées dans le traitement des bouffées de
chaleur, et son efficacité a été prouvée. On ne dispose pas de données
sûres sur l'efficacité de l'association de belladone, d'ergotamine et
de phénobarbital (Bellergal®), mais cette préparation est utilisée,
sans danger, depuis plusieurs années.
Problèmes de
l'humeur et de la mémoire.
La ménopause
peut se caractériser par des sautes d'humeur, de l'irritabilité, de
l'anxiété, parfois même des pertes de mémoire et des problèmes de
concentration. Certaines femmes se sentent dévalorisées et déprimées.
Certaines études laissent supposer qu'il y a une incidence accrue de
manifestations dépressives, à la ménopause. La ménopause représente,
pour certaines femmes, le début du vieillissement. Cependant, il existe
de plus en plus de femmes dans la cinquantaine qui demeurent épanouies,
pleines de vitalité et de sensualité. Les oestrogènes agissent sur
les neurotransmetteurs impliqués dans la dépression pour en améliorer
les symptômes. Mais il est important de noter que l'hormonothérapie
seule n'est pas suffisante pour traiter adéquatement une dépression
importante. De plus, les oestrogènes stabilisent l'humeur et améliorent
la sensation de bien-être. D'autres études ont démontré un effet
favorable des oestroènes sur la mémoire verbale et la capacité
d'apprentissage. La concentration de l'acétylcholine, neurotransmetteur
important pour la mémoire, est augmentée par les oestrogènes.
Certaines études affirment même qu'il est possible de réduire
l'incidence de la maladie d'Alzheimer.
Incontinence
urinaire.
La réduction
du taux d'oestrogène peut entraîner l'amincissement de la couche
interne (muqueuse) qui recouvre la vessie, provoquant l'écoulement
involontaire de petites quantités d'urine lorsque l'on rie, éternue ou
porte des paquets. Il est possible d'uriner plus souvent, souvent la
nuit, ou d'être plus susceptible de développer des infections
urinaires.
Image
corporelle.
Le déficit
en oestrogènes peut occasionner des transformations graduelles au
niveau de la peau et du tissu de soutien. La quantité de liquide
intracellulaire diminue, ce qui provoque un amincissement des couches
sous-cutanées de même qu'une baisse d'activité des glandes de la
sueur. La peau devient ainsi plus sensible à la température et
à l'humidité. On observe également une diminution des poils
pubiens, axillaires et une perte de cheveux. Certaines femmes noteront
une accentuation des rides durant la ménopause, parce que l'oestrogène
contribue à l'intégrité de la structure du tissu de soutien de la
peau. L'hormonothérapie de remplacement peut bloquer ce phénomène.
De même, une peau régulièrement exposée aux rayons ultraviolets perd
de son hydratation et de son élasticité naturelle. Ces changements ne
peuvent toutefois pas être résorbés par l'hormonothérapie de
remplacement.
Sexualité.
Le déséquilibre
hormonal peut entraîner des problèmes d'ordre sexuel. La baisse
du niveau d'oestrogènes entraîne une réduction de 60% du flux sanguin
au niveau de la vulve et du vagin. Ce phénomène peut provoquer
une réduction de la lubrification, la sécheresse vaginale et des
douleurs au cours des relations sexuelles. La couche recouvrant le vagin
devient mince et plus fragile, et des saignements après les relations
peuvent survenir. L'amincissement et l'aplatissement de la couche
interne du vagin combinés à la baisse de production d'acide lactique
contribuent à augmenter l'alcalinité des sécrétions vaginales, la fréquence
des irritations et des infections.
Certaines femmes peuvent perdre tout intérêt pour la sexualité.
D'autres trouveront leur vie sexuelle plus stimulante simplement parce
qu'elles n'ont pas à s'inquiéter des grossesses imprévues.
Comme la sexualité peut être une question délicate, il n'est pas étonnant
que plusieurs facteurs peuvent influencer la vie sexuelle à la ménopause:
- Diminution
du taux d'hormones.
- Prise
de médicaments.
- Problèmes
de communication avec le conjoint.
- Modification
de la réponse sexuelle due au vieillissement naturel.
Ostéoporose.
La
densité osseuse augmente jusqu'à l'âge de 35 ans, après quoi elle
diminue progressivement. Les os deviennent plus minces, plus poreux et
plus fragiles, c’est ce qu’on appelle l’ostéoporose. Ce
processus s'accélère à la ménopause car l'oestrogène, qui ralentit
normalement la perte de la masse osseuse, se retrouve diminué ou
absent.
L'ostéoporose constitue la maladie osseuse la plus fréquente en Amérique
du Nord. Elle menace plus la femme que l'homme, en raison du remodelage
osseux qui résulte de la chute d’oestrogènes de la ménopause. Par
conséquent, la femme, immédiatement après sa ménopause, perd de 3 à
5% de sa masse osseuse annuellement. Ce taux décroît avec le temps
pour se stabiliser autour de 1 à 2% par année. Ainsi, à 80 ans, la
femme a perdu 50% de sa masse osseuse.
Des os plus fragiles se brisent plus facilement. Après 50 ans, une
femme sur quatre (un million de Canadiennes) présente de l’ostéoporose.
Les fractures de la hanche, des côtes et des vertèbres sont les plus
fréquentes. Après 70 ans, une femme sur six subit une fracture de la
hanche et une femme sur quatre se brise une vertèbre.
Les fractures ont des conséquences graves chez les personnes âgées.
Jusqu'à une femme sur six qui se fracturent la hanche meure dans les
six mois qui suivent. Un autre groupe de 30 à 50 p. 100 demeure
invalide à vie. Parmi les femmes qui s'en remettent, un grand nombre
devront bénéficier de soins de longue durée. Les fractures vertébrales
passent parfois inaperçues, mais elles peuvent causer des douleurs
dorsales et réduire la mobilité. A la longue, elles peuvent entraîner
une diminution de la taille ou une courbure de la colonne vertébrale.
Enfin, l'ostéoporose comporte un coût très important, de l'ordre de
300 millions de dollars par année, au Canada. Cette maladie osseuse
constitue donc un problème de santé publique énorme. Plusieurs études
récentes ont indiqué que l'hormonothérapie de remplacement contribue
à ralentir le processus d'amincissement des os, surtout si le
traitement est commencé tôt au début de la ménopause, lorsque la
perte osseuse est la plus rapide, et qu’elle est maintenue pendant au
moins dix ans. Le risque de se casser un poignet ou une hanche se
retrouve réduit de moitié. La prise d'oestrogènes à n'importe
quel moment après la ménopause contribue également à freiner la
perte osseuse et réduit le risque de fracture. La Société de l'ostéoporose
du Canada recommande une hormonothérapie de remplacement initiée en
dedans de trois ans après le début de la ménopause et maintenue pour
une période de 10 ans, pour une protection osseuse maximale.
Quels
sont les risques de phlébites et de thromboses artérielles?
Traditionnellement, les gens croient que l'hormonothérapie de
remplacement favorise le risque de thrombophlébites profondes
(caillots de sang emprisonnés dans les vaisseaux sanguins) et
d'embolies pulmonaires. Des anomalies de la viscosité (épaisseur)
du sang et des facteurs de la coagulation (qui empêchent de saigner)
sont rapportées avec la prise des oestrogènes. Pourtant, il
n'existe aucune relation entre la prise des oestrogènes et l'apparition
de thrombose chez la femme ménopausée saine. Chez celles
qui ont des antécédents de thromboses, surtout pendant la grossesse ou
à la suite de la prise d'anovulants, l'utilisation d'estrogènes par la
voie transcutané évite le premier passage des hormones au niveau du
foie et la synthèse accrue des facteurs de coagulation.
Des études récentes concluent même que l'hormonothérapie de
remplacement pourrait réduire le risque de thrombose artérielle
(surtout coronarienne) en agissant sur les plaquettes, sur les facteurs
de coagulation et par un effet vasodilatateur (ouverture) sur les
vaisseaux sanguins.
Quant aux accidents cérébrovasculaires (ACV), les conclusions des études
sont moins claires. Une quinzaine d'études démontrent que le risque d'ACV
chez les patientes traitées n'est pas modifié d'une façon
significative par l'hormonothérapie. Il ne semble pas
contre-indiqué de prescrire une hormonothérapie de remplacement chez
les patientes ayant souffert d'ACV, mais l'effet bienfaisant de
l'hormonothérapie sur les vaisseaux coronariens ne se retrouve pas au
niveau des vaisseaux cérébraux.
S'il
s'agit d'un phénomène naturel, pourquoi envisager un traitement?
Vous
n'avez pas besoin de traitement, mais vous devez décider comment
vivre votre ménopause. Bien que naturelle, la ménopause entraîne des
symptômes qui peuvent être très incommodants pour certaines femmes.
La décision vous revient, mais pour faire des choix judicieux, vous
avez besoin d'informations précises. Vous devez comprendre quels sont
vos risques de maladies cardio-vasculaires, d'ostéoporose et de cancer.
Le programme de santé de chaque femme variera selon les facteurs de
risque, ses préoccupations et ses objectifs.
Pourquoi
les patientes cessent-elles le traitement hormonal ?
- crainte
du cancer (surtout du sein et de l'utérus).
- retour
des menstruations.
- manque
d'informations sur les avantages et inconvénients.
- ne
veulent pas prendre de médicaments.
- syndrome
prémenstruel.
- prise
de poids.
- complexité
du traitement.
- coût.
Alimentation.
Consommer
moins de gras et plus de fibres contribue à protéger contre le cancer
et les maladies cardiaques. Boire trop de café et d'alcool peut nuire
à la santé. Pour renforcer les os, la Société de l'ostéoporose du
Canada recommande de 1200-1500 mg par jour de calcium, pour les gens de
50 ans et plus. Les produits laitiers sont une excellente source de
calcium et sont enrichis de vitamine D. Un verre (250 ml) de lait
contient presque 300 mg de calcium. Si la consommation de produits
laitiers demeure insuffisante, le brocoli, le chou, le fromage et le
yaourt peuvent compenser. De plus, des suppléments de calcium peuvent
être également ajoutés à la diète. Le calcium à lui seul ne prévient
pas la perte osseuse qui résulte principalement de la chute d'œstrogènes. En
plus du calcium, plusieurs femmes nécessitent un supplément de
vitamine D.
Cesser
de fumer.
Cesser
de fumer constitue l'une des plus décisions les plus importantes pour
préserver sa santé. Le tabac cause le cancer du poumon, la principale
cause de mortalité du cancer chez la femme et l'infarctus du myocarde,
la première cause de décès chez la femme. Il n'est pas jamais trop
tard pour cesser de fumer.
Exercices
physiques.
L'exercice
physique aide à conserver la solidité des os et la force musculaire.
De plus, il améliore l'équilibre, la souplesse et l'agilité,
contribuant à prévenir les chutes et les fractures. De plus,
l'exercice est bénéfique pour le coeur et les vaisseaux et peut réduire
le stress, les douleurs musculaires et articulaires. L'idéal est de
combiner des activités aérobics, sans impact, et la musculation. Trois
séances par semaine d'activités physiques de 30 à 45 minutes peuvent
améliorer sensiblement la santé et l'apparence physique.
Santé
sexuelle.
Une vie
sexuelle active peut être très bénéfique pour les deux conjoints.
L'application d'une gelée lubrifiante ou la prescription d'une crème
ou d'un anneau d'oestroènes peuvent améliorer un problème de rapports
sexuels douloureux.
Rôle
de l'hormonothérapie.
Une
hormonothérapie de remplacement vise à remplacer les hormones que vos
ovaires arrêtent de produire à la ménopause. Il ne s'agit pas de
donner un supplément d'hormones, mais bien, un remplacement
Si vous avez subi une hystérectomie, vous aurez besoin d'œstrogène
seulement. Si votre utérus est intact, il vous faudra une hormonothérapie
de remplacement combinée, soit de la progestérone en plus de l'œstrogène,
parce que la progestérone fournit une protection contre le cancer de
l'endomètre.
Dans bien des cas, le traitement hormonal prévient les symptômes de la
ménopause (traitement de courte durée, jusqu'à concurrence de cinq
ans) et contribue à prévenir l'ostéoporose et les maladies
cardio-vasculaires (traitement de longue durée, plus de cinq ans). Il
faut peser les bienfaits et les risques dans votre cas. Il se peut que
pour vous ce soit le fait de ne pas prendre d'hormones qui
constitue un risque. Demandez à votre médecin si l'hormonothérapie de
remplacement est un bon choix pour vous. Si oui, décidez ensemble du
meilleur moment de l'amorcer et de la durée du traitement.
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Au
Masculin
§'andropause
§Les troubles érectiles
L'andropause
Le
Petit Robert définit l'andropause comme la « diminution naturelle
de la fonction sexuelle chez l'homme âgé ». Cette définition
n'est ni fausse ni exacte. Au sens strictement scientifique, les
testicules de l'homme ne cessent jamais complètement leur production de
spermatozoïdes.
Il
est toutefois juste de dire que la ménopause est caractérisée par
l'arrêt de l'ovulation, la fin des menstruations et de la fertilité
pour toutes les femmes âgées d'une cinquantaine d'années.
Les
deux phénomènes ne sont pas identiques, car si toutes les femmes
seront ménopausées, seulement 10 % de la population masculine
sera andropausée. De la même façon, les hommes ne cessent pas d'être
fertiles : il est plutôt question d'une insuffisance hormonale.
La
diminution de l'activité sexuelle qui l'accompagne a sans doute
contribué à faire de l'andropause, la ménopause des hommes dans la
perception populaire. De plus, les hommes andropausés traversent cette
période vers le même âge que les femmes ménopausées. Autre
ressemblance, les hommes souffrent alors de problèmes physiques et
psychiques semblables à ceux qui touchent les femmes.
Suis-je
atteint de l’andropause ?
Si
vous avez l'impression de ne plus avoir la forme, de ressentir une sorte
de fatigue chronique, surtout le matin, et de manquer franchement de
motivation, vous êtes peut-être andropausé. Si vous croyez être
surmené professionnellement, ne plus avoir la même vivacité
intellectuelle, si vous avez fréquemment mal à la tête, au ventre, au
dos et aux articulations, si vous éprouvez des douleurs urinaires, bref
si vous avez tous ces symptômes, vous êtes sans doute andropausé.
Irritabilité,
susceptibilité, humeurs changeantes et tendances au bougonnement font
partie du problème et davantage lorsque vous ne travaillez pas. Tout
est propice pour le calme et la détente, mais vous vous emportez et
broyez du noir.
Qui
plus est, vous cherchez à combattre ce que vous attribuez à un manque
de sommeil en vous couchant plus tôt, mais en vain. L'insuffisance
hormonale ne peut être compensée par le sommeil. D'ailleurs, vos nuits
sont perturbées par des périodes d'éveil où il vous arrive de vous
retrouver trempé de sueur en éprouvant des palpitations.
La
sexualité
Il
est incontournable que votre vie sexuelle soit chamboulée par votre
situation si vous êtes andropausé. Vous remarquez une nette baisse ou
même une perte d'appétit sexuel.
Même
si l'impuissance touche certains hommes, d'autres peuvent être en érection,
mais des dysfonctions sont fréquentes : l'éjaculation n'est plus
aussi franche et l'orgasme est moins intense.
La
mémoire
Le
manque de sommeil réparateur entraîne généralement une baisse des
capacités intellectuelles. Il devient plus difficile de soutenir un
niveau de concentration élevé, ce qui implique l'apparition de
difficultés lorsque vient le temps de soutenir une discussion serrée
ou même se rappeler des faits récents. Cette réalité est délicate
en ce qu'elle place les hommes en situation d'échec dans leurs milieux
de travail et familiaux.
L'anatomie
L'andropause
entraîne un embonpoint qui peut atteindre des proportions propres à
l'obésité. Cette prise de poids a ceci de particulier qu'elle
respectera certaines caractéristiques de l'anatomie féminine :
les fesses et les cuisses prendront du volume au détriment du ventre.
Les
bouleversements de l'andropause causent un stress sur les hommes qui
changent alors leurs habitudes alimentaires. Dans le même mouvement, un
déséquilibre hormonal fait grimper le taux d 'oestrogène, l'hormone
qui provoque l'ovulation des femmes.
À
ce nouveau surplus de poids s'ajoute en conséquence de la graisse dans
la région des seins. L'augmentation d'hormones féminines comme l'œstrogène
a pour effet de gonfler les seins de l'homme et
d'augmenter parfois douloureusement leur sensibilité.
Le
scrotum perd l'apparence qu'il avait jusque-là, devenant pâle et lisse
en même temps que les testicules rapetissent et perdent de leur
sensibilité et de leur fermeté. Les poils de cette région tombent à
l'exception de ceux situés juste au-dessus du pubis.
Que
puis-je faire ?
La
première chose à faire avant d'être traité pour l'andropause, est de
s'assurer que vos habitudes de vie ou une médication quelconque ne
viendraient pas jouer un rôle catalyseur impliquant des conséquences
qui s'apparenteraient à l'andropause. Par exemple, la consommation
abusive d'alcool et le diabète ont un impact direct sur la vie sexuelle
et l'activité des testicules.
Aussi,
la prise de certains médicaments qui vous ont été prescrits peut
jouer un rôle dans l'apparition des symptômes décrits plus haut. Il
va sans dire que votre vie sociale doit être prise en compte dans cette
évaluation. Votre relation conjugale ou familiale, un événement
tragique survenu récemment ou encore un stress professionnel peuvent
expliquer la défaillance des fonctions sexuelles et l'apathie.
Si
vous êtes diagnostiqué andropausé, le débalancement hormonal qui
vous touche sera rééquilibré justement par un contrôle de ce taux
d'hormones.
Oui
ou non, la ménopause masculine existe-t-elle
C'est
un sacré débat qui se déroule actuellement dans la presse
scientifique britannique. L'enjeu n'est pas mince : il s'agit de déterminer
si l'andropause existe et peut être traitée. Duncan Gould et Richard
Petty, l'un et l'autre médecins à la WellMan Clinic de Londres,
penchent nettement en faveur de la reconnaissance officielle de
l'andropause. Ils contestent le bien-fondé de toute appellation qui la
relierait à la ménopause (fût-elle masculine) car, soulignent-ils, la
ménopause est liée à la cessation de toute production d'œstrogènes,
un phénomène constant chez la femme. Chez l'homme en revanche, il y a
seulement réduction de la sécrétion hormonale de testostérone. De
surcroît, le phénomène « n'est pas inévitable, mais se produit
le plus souvent chez les hommes d'âge mûr ou entrés dans la
vieillesse.
Une
analogie intéressante avec la ménopause, c'est la baisse de densité
minérale osseuse qui accompagne souvent cette période ou la bio
disponibilité de la testostérone diminue. Les hommes dans ce cas se
trouvent ainsi en situation de risque accru de fracture du col fémoral.
Ils éprouvent également des troubles vasomoteurs à type de bouffées
de chaleur, voire des suées nocturnes. Avouez que cela vous a comme un
air connu !
Gould
et Petty soulignent d'ailleurs que, dès les années 30, les médecins
avaient remarqué qu'il était possible de remédier à ces « vapeurs »
en administrant de la testostérone aux patients. Pour compléter le
tableau, ils insistent sur le fait qu'à ce moment s'installent différents
troubles de la dynamique corporelle chez l'homme : diminution de la
masse musculaire et augmentation de la masse grasse, baisse de la
vigueur physique et intellectuelle...
Howard
Jacobs, professeur émérite au Royal Free and University College à
Londres, également, souligne la spécificité liée au sexe de la ménopause.
Il insiste sur le fait que 50 % des hommes de 50 à 70 ans se
plaignent d'impuissance, mais souligne que ces troubles de l'érection
ont une cause médicale dans 80 % des cas. Laquelle ? Elles
sont variées, mais « l'hypogonadisme est certainement moins fréquent,
chez l'homme d'âge mûr, que ne le sont le diabète et l'insuffisance
hypophysaire. "
Les
troubles érectiles
M. Tremblay consultait
pour un vilain rhume. Une fois l'entrevue terminée, la main sur la
poignée de la porte, il se tourne vers le médecin en disant : "
Le Viagra, est-ce que c'est bon ? " Depuis plus d'un an, M.
Tremblay ne réussit pas à garder ses érections malgré le désir
toujours présent pour sa conjointe. Le médecin lui donne rendez-vous
pour un examen médical complet afin de déterminer exactement la nature
de ses pannes.
Le Viagra a permis aux
hommes de révéler leurs secrets. Des secrets souvent très lourds à
porter parce que, qu'on le veuille ou non, avoir des problèmes avec son
érection signifie pour plusieurs la perte de l'identité masculine. Et
ça, c'est souffrant !
Qu'est-ce
qui est normal?
Avant de penser être atteint d'un mal irréversible, il faut savoir
qu'il est normal que des changements se produisent avec les années.
Dans la quarantaine, l'excitation sexuelle liée aux désirs et aux
fantasmes ne mène pas aussi facilement à l'érection. La stimulation
directe apporte de meilleurs résultats même si le pénis devient moins
sensible.
Dans la cinquantaine,
malgré le désir que vous éprouvez pour votre partenaire, le pénis
est moins rigide et redevient flasque plus rapidement après l'éjaculation.
Celle-ci est, par ailleurs, moins puissante. Enfin, alors qu'avant vous
pouviez avoir une nouvelle érection dans l'heure suivant la première,
il faut maintenant attendre quelques heures sinon quelques jours.
Médicalement
parlant
Est-ce que vous pourriez être affecté par une maladie quelconque qui
pourrait nuire à l'érection ? Examinons les quatre types de troubles
susceptibles de la perturber.
La
plomberie : les artères
Votre pénis est constitué de gros (corps caverneux) et de petits
vaisseaux sanguins. L'érection se produit quand les parois de ces
vaisseaux se distendent permettant au pénis de se remplir de sang. Or,
si vous souffrez de conditions médicales qui accélèrent le blocage
des artères (l'artériosclérose), vous aurez de la difficulté à
obtenir une érection durable. Tout ce qui nuit aux artères coronaires,
celles qui nourrissent le cœur, nuira aussi aux artères du pénis : le
tabac (80 % des hommes dont les artères sont bloquées sont des
fumeurs), un taux élevé de cholestérol, le diabète et
l'hypertension.
Les
veines
Certains jeunes adultes ont du mal à garder leur érection parce que le
sang qui entre dans leur pénis s'échappe aussitôt par les veines.
C'est ce qu'on appelle la fuite veineuse. Étant donné le peu de succès
de l'approche chirurgicale, il faut alors recourir aux approches
pharmaceutiques (voir plus loin).
L'électricité
: les nerfs
Les artères peuvent se distendre ou se dilater, grâce à des nerfs qui
leur en donnent l'ordre. Certaines maladies, comme le diabète et la sclérose
en plaques, affectent particulièrement les nerfs et n'épargnent pas
ceux du pénis. Par ailleurs, plusieurs maladies comme l'épilepsie, la
maladie d'Alzheimer et certains accidents vasculaires cérébraux
(caillot au cerveau) nuisent aussi à l'érection en s'attaquant aux
centres de contrôle situés dans le cerveau.
Les interventions
chirurgicales sur la prostate peuvent briser certaines fibres nerveuses
qui se trouvent à proximité. Ainsi, des problèmes érectiles peuvent
affecter 12 % des hommes opérés pour une hypertrophie bénigne de la
prostate et 50 % des hommes opérés pour un cancer. Enfin, des lésions
de la moelle épinière causées entre autres par des accidents
perturbent cette capacité à différents degrés.
La
testostérone : l'hormone du désir
Les érections se déclenchent de trois manières. Le premier type d'érection
est obtenu par les fantasmes, les idées érotiques, les caresses non génitales
et les stimulations olfactives, visuelles ou auditives. Tous ces éléments
stimulent l'homme de façon " cérébrale ". C'est ici qu'agit
l'hormone mâle - la testostérone -, produite par les testicules. Son rôle
se limite au désir, sans lequel ce type d'érection serait beaucoup
plus difficile à obtenir. Certaines conditions médicales moins fréquentes
peuvent entraîner une sous-production de la testostérone, tandis que
certains médicaments peuvent affecter le désir.
Fait intéressant, les
hommes peuvent aussi avoir deux autres types d'érection, sans la
participation active de la testostérone. Il s'agit d'abord des "
érections du sommeil " qu'on observe déjà chez le bébé garçon,
dans le ventre de sa mère. C'est un phénomène universel dont on ne
connaît pas les causes exactes. Elles surviennent de deux à six fois
par nuit et durent 30 minutes.
Le troisième type d'érection
est l'érection réflexe. Le fait de caresser le pénis le rend immédiatement
dur et gonflé. Tout se passe localement. L'érection ne dépend pas
d'un ordre du cerveau. Cependant, chez le jeune adulte, cette voie
nerveuse s'excite facilement. Une érection peut donc surgir sans aucune
idée ou stimulation sexuelle, ce qui s'avère parfois fort
embarrassant.
La
durée de l'érection
Les experts n'aiment pas s'aventurer sur ce terrain glissant. Si on dit
qu'une érection dure en général 5 à 25 minutes (moyenne de 10
minutes) celui qui la garde 4 ou 27 minutes risque de se sentir anormal.
Il faut éviter de s'inquiéter à ce sujet. L'homme n'est pas un
meilleur amant parce qu'il reste en érection 14 minutes plutôt que 8.
Dites-vous que si votre pénis perd son gonflement, il le retrouvera
avec la stimulation appropriée.
L'anxiété
de performance
Un phénomène que les hommes ont du mal à identifier est l'anxiété
de performance. Vous avez décidé de sauter la clôture, vous êtes
rempli de désir pour votre maîtresse et, contre toute attente, c'est
la panne. Vous êtes célibataire, une nouvelle flamme se présente,
c'est aussi la panne. Vous pouvez vous en remettre lors de la prochaine
relation mais, pour certains hommes, le seul fait de surveiller leur pénis
mènera à un nouvel échec. L'anxiété de performance déclenche la
libération d'un neurotransmetteur au cerveau, la noradrénaline.
Celle-ci s'achemine aux artères du pénis, qui se contractent, rendant
impossible le remplissage de la verge.
Est-ce
votre cas?
Vous pourriez souffrir de ce type d'anxiété si vous êtes capable de
garder votre érection même si vous vous trouvez dans une situation où
toute pénétration est impossible (vous êtes dans un lieu public donc
vous n'avez pas à penser à la pénétration) ou alors si vous n'avez
aucune difficulté à obtenir et à garder votre érection par la
masturbation. Deux situations qui permettent de voir que vous êtes
physiologiquement intact. Ne vous gênez pas pour consulter un sexologue
pour vous aider à reprendre le contrôle.
Causes
physiques ou psychologiques?
Il y a souvent un peu des deux, mais on s'aperçoit que les causes
physiques sont plus nombreuses qu'on ne le croyait auparavant. Pour déterminer
si un trouble est d'origine physique ou psychologique, il faut remonter
à son apparition. Les maladies affectant les artères et les nerfs
prennent des mois voire des années à se développer. Une panne
soudaine, par contre, est toujours reliée à une raison sociale ou
psychologique, à moins bien sûr d'avoir eu un accident ou d'avoir reçu
un médicament qui a un effet sur l'érection.
Un autre indice peut être
utile : les érections nocturnes ou matinales. Leur présence signifie
que la " mécanique est bonne "; les nerfs sont intacts et les
artères jouent efficacement leur rôle.
Les
traitements pharmaceutiques
Un bon questionnaire, un examen physique complet et certains tests de
laboratoire permettent de mieux déterminer la nature de votre trouble.
Arrêter de fumer, traiter un diabète, baisser un taux élevé de
cholestérol et contrôler la tension artérielle permettent d'éviter
davantage de dommage et parfois même d'améliorer son état.
Maintenant que le diagnostic est établi, voyons les différents
produits et approches pour vous permettre de reprendre des activités
sexuelles satisfaisantes.
Le
Viagra
Il est essentiel de savoir que le Viagra ne fonctionnera pas si vous n'éprouvez
pas de désir. En effet, les messages sexuels provenant du cerveau se
rendent aux nerfs du pénis et suscitent une cascade de réactions
permettant à ce dernier de rester engorgé de sang. Mais cet impact sur
les vaisseaux sanguins n'est pas exclusif au pénis. Voilà pourquoi le
Viagra est totalement contre-indiqué aux personnes qui prennent des
comprimés nitrés (nitro, etc.) prescrits pour de l'angine. La
dilatation des vaisseaux peut entraîner, entre autres, une chute de
pression fatale.
Voici les dérivés nitrés
à ne pas prendre avec le Viagra : Minitran, Nitrodur, Nitrol,
Nitrolingual, Nitrong SR, Nitrostat, Transderm Nitro, tridil. Deux
drogues de rue contiennent aussi des dérivés nitrés. Il s'agit des
" poppers " et de la cantharide ou " spanish fly "
recherchée pour ses qualités aphrodisiaques. Associer un de ces deux
produits au Viagra peut être très dangereux pour certaines personnes.
Parmi les effets
secondaires du Viagra, mentionnons les maux de tête (16 %) et une
rougeur subite au visage (10 %).
Quant à son taux de succès,
il dépend de l'origine du problème :
- Lésion
de la moelle épinière : 80 %
- Troubles
dépressifs : 76 %
- Hypertension
: 70 %
- Opération
de la prostate par les voies naturelles : 61 %
- Diabète
: 57 à 60 %
- Ablation
de la prostate : 43 %
Le
Muse : efficacité de 45 à 70 %
Le Muse consiste en un mini-suppositoire gros comme un grain de riz, que
l'on insère dans l'urètre, c'est-à-dire dans le méat urinaire situé
sur le gland du pénis. Le médicament agit sur les parois des artères
permettant au pénis de se remplir de sang. Chez les deux tiers des
hommes, l'érection survient en 5 à 20 minutes et dure de 40 à 70
minutes. Les effets secondaires les plus fréquents sont une douleur au
pénis (6 à 36 %), à l'urètre (13 %) et aux testicules (5 %). Pour
ceux chez qui il est efficace, il constitue une bonne solution de
rechange au Viagra.
Les
injections péniennes : efficacité de 70 à 80 %
Les hommes ne sont pas tous prêts à s'injecter une piqûre à côté
du pénis. Mais, il s'agit d'une méthode fort efficace surtout si le
problème érectile est de nature neurologique. Les effets secondaires
fréquents dans les années 80 ont maintenant beaucoup diminué grâce
à l'association de nouveaux médicaments. Les plaintes principales sont
de la douleur et une sensation de brûlure dans 25 % des cas, et des
ecchymoses (bleus) dans 5 à 10 % des cas.
La
pompe à vide : efficacité de 89 %
Il s'agit d'une prothèse externe en forme de cylindre rattaché à une
pompe. La succion gonfle le pénis. Pour garder l'érection, un anneau
est glissé à la base du pénis. Ceux qui s'habituent au côté mécanique
de la chose sont généralement très satisfaits.
Cependant, ne vous laissez pas leurrer par une publicité qui affirme
que vous pouvez allonger votre pénis en utilisant ce système de
succion. Vous vous ferez beaucoup plus de tort que de bien. Mise en
garde au sujet de l'anneau de rétention : l'anneau ne doit pas rester
en place plus de 30 minutes. Le manque d'oxygène et la formation de
caillots pourraient provoquer des cicatrices désastreuses. On peut se
procurer de tels anneaux dans les sex-shops et sur Internet.
L'implant
pénien
L'implant pénien consiste en une tige de silicone insérée dans le pénis
de façon permanente. Avec les années, la diversité des prothèses
offertes sur le marché a augmenté : les semi-rigides, les malléables,
les gonflables, etc. Les hommes qui ont opté pour cette solution en
sont très satisfaits.
Tout
problème à une solution
La rencontre sexuelle ne se limite pas à la seule pénétration et le
fait de prendre l'un ou l'autre de ces produits ne fait pas des hommes
des meilleurs amants. Par contre, il faut reconnaître que les hommes
affectés par des troubles érectiles peuvent en souffrir beaucoup plus
qu'on ne le croit. Il serait temps, pour eux, de se confier à un
professionnel de la santé. Il existe des solutions pour chacun.
Plusieurs
médicaments peuvent affecter l'éjaculation, le désir et l'érection.
Renseignez-vous auprès de votre médecin ou pharmacien.
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Pour
tous
§La
sclérose en plaque
§Les
maladies cardiovasculaires
§le zona
§L'insomnie temporaire
§La migraine
§La grippe
La
sclérose en plaque
(section Lanaudière)
Ensemble pour des
lendemains meilleurs.
Territoire desservi dans
Lanaudière :
MRC Montcalm
MRC Joliette
MRC d’Autray
Au Canada, une personne
sur 500 est atteinte de sclérose en plaques; environ 650 personnes dans
la région Lanaudière.
La sclérose en plaques
n’est pas une maladie mentale, ni une maladie contagieuse. C’est une
maladie du système nerveux central.
Les symptômes de la
maladie varient d’une personne à l’autre, il en va de même de
l’intensité de la maladie, de la vitesse de l’évolution et de la
durée des périodes de rémission.
La sclérose en plaques
se manifeste par la présence de l’un ou l’autre de ces symptômes :
- Fatigue
intense
- Perte d’équilibre
-
Engourdissement ou de picotements
-
Tremblements des mains
- Mauvaise
coordination des mouvements
- Difficulté
de l’élocution
- Troubles
visuels
La mission de l’Association
de la sclérose en plaques de Lanaudière
-
Améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de sclérose en
plaques.
Les objectifs
- Briser
l’isolement par l’organisation d’activités
- Informer
les membres et leur famille sur les ressources et les services
disponibles
- Offrir des
services aux membres
-Au niveau loisir
-Au niveau de l’équipement
-Au niveau individuel
Pour de plus amples
informations ou devenir membre, vous pouvez nous joindre par téléphone
au (450) 753-5545 ou par courrier électronique : asepl@citenet.net
Les
maladies cardiovasculaires
Les 5 prochaines minutes
pourraient vous aider à profiter de la vie plus longtemps.
Faites le test du risque
cardiovasculaire dès aujourd’hui (c’est facile).
Si une personne de votre
entourage ou vous-même risquez d’avoir une maladie cardiovasculaire
ce test peut vous aider à déterminer l’importance de ce risque. Il
existe des médicaments qui peuvent réduire votre risque de maladie
cardiaque, d’accident vasculaire cérébral (AVC) et de crise
cardiaque. Demandez à votre médecin quel traitement vous
convient.
Pourquoi devrais-je
faire le test?
o
L’on estime que 1 Canadien sur 4 souffre d’une maladie
cardiaque quelconque
o Ce
sont les maladies cardiovasculaires qui tuent le plus de Canadiens
o Le
risque d’AVC double tous les 10 ans après l’âge de 55 ans
o 39%
des hommes de plus de 55 ans meurent d’une maladie cardiovasculaire
o 41%
des femmes de plus de 55 ans meurent d’une maladie
cardiovasculaire
o Si
vous faites de l’hypertension, tes sédentaire ou fumez, vous risquez
davantage d’avoir des problèmes cardiaques
o Les
femmes sont victimes de près de 60% des 50 000 AVC survenant chaque année
au Canada
o Si vous êtes
diabétique et êtes âgé de 35 a 64 ans, le risque que vous ayez une
maladie cardiaque ou un AVC est 6 fois plus grand que chez une personne
qui ne l’est pas.
Il y a de l’espoir.
Des résultats de
recherches récentes ont permis de découvrir que certains traitements
pourraient vous aider à profiter de la vie plus longtemps. Des milliers
de Canadiens bénéficient de cette découverte. Ces traitements, combinés
à une bonne alimentation et à l’exercice, contribuent à réduire
significativement le risque de la maladie cardiaque. Discutez de votre
risque avec votre médecin et ensemble, voyez comment vous pouvez améliorer
la santé de votre cœur.
Que est votre risque?
1.
Avez-vous un problème cardiaque ou avez-vous déjà eu une crise
cardiaque, un AVC ou un mini-AVC? OUI
NON
2.
Un Membre de votre famille a-t-il déjà eu une crise cardiaque, un
problème cardiaque ou un AVC avant l’âge de 65 ans?
OUI NON
3.
Souffrez-vous hypertension? OUI
NON
4.
Avez-vous un taux élevé de cholestérol? OUI
NON
5.
Êtes-vous diabétique? OUI
NON
6.
Êtes vous un homme de plus de 45 ans? OUI
NON
7.
Êtes-vous une femme de plus de 50 ans? OUI
NON
8.
Êtes vous une femme ménopausée, ou à qui on a enlevé les ovaires,
et qui ne prends pas d’hormones? OUI
NON
Chaque
OUI augmente votre risque d’avoir un problème cardiaque, entre autres
une crise cardiaque et un AVC. Ne courez pas de risque! Montrez ce test
à votre médecin dès aujourd’hui! Ne tardez pas …….parles-en.
Cette discussion pourrait vous aider à profiter de la vie plus
longtemps.
Réduisez les risques
En
plus de prendre le médicament que votre médecin vous a prescrit, il y
a des mesures que VOUS pouvez adopter pour améliorer ;a santé de votre
cœur.
o
Cessez de fumer
o
Consommez moins de gras et de sel
o
Maintenez un poids santé
o
Consommez moins d’alcool
o
Faites de l’exercice régulièrement
Le
plus important est de parler à votre médecin de votre santé
cardiaque.
Le
zona
Qu’est-ce que le
zona?
Le
zona est une infection qui peut survenir chez les personnes qui ont déjà
eu la varicelle, communément appelé la "picotte". Le virus
responsable de la varicelle cause aussi le zona. Après la disparition
des symptômes de la varicelle, le virus demeure dans l’organisme où
il reste inactif de nombreuses années
Si
le virus redevient actif, il se manifeste alors par une poussée de
zona. Le zona se présente habituellement sous al forme d’une éruption
douloureuse limitée à un côté du corps ou du visage.
Personne
ne sait pourquoi le virus se réactive. Certains médecins croient que
l’affaiblissement du système immunitaire avec l’âge permet au
virus de resurgir. Heureusement, une fois que l’on a été atteint du
zona, il y a peu de chance qu’on en souffre à nouveau.
Qui est victime du
zona?
Toutes
personnes ayant attrapé la varicelle sont susceptibles de souffrir du
zona à un moment ou l’autre de leur vie. Toutefois le risque augmente
avec l’âge : les personnes âgées de plus de 50 ans courent le
risque le plus élevé, et plus de la moitié des personnes ayant dépassé
l’âge de 80 ans ont connu une poussée de zona.
Quels sont les symptômes
du zona?
1.
Douleurs ou sensations cutanés inhabituelles : avant que se
manifeste l’éruption de zona, vous pourriez ressentir de la douleur
ou des sensations inhabituelles (telles que sensibilité au toucher,
picotements ou engourdissement) au niveau de la peau sur un côté du
visage ou du corps. La douleur est souvent décrite comme une sensation
pulsatile, en coup de poignard, vive ou de brûlure. Il se peut que vous
ressentiez de la douleur lorsque l’éruption apparaît tout au long de
l’éruption et même après sa disparition.
2.
Éruption : Une éruption apparaît généralement quelques jours
après le début de la douleur ou des sensations cutanées
inhabituelles. Si une éruption survient c’est d’ordinaire d’un
seul côté du visage ou du corps. L’éruption ressemble à une série
de petites vésicules remplies de liquide. De nouvelles vésicules
apparaissent pendant quelques jours. D’abord humides, les vésicules
s’assèchent au bout d’un jour ou deux et forment une croûte. En général
l’éruption dure entre trois et quatre semaines avant de disparaître
graduellement .
3.
Autres symptôme : Il se peut que vous ressentiez un manque d’énergie
ou de la fatigue. Certaines personnes font de la fièvre.
Le zona peut-il entraîner
des complications?
La
complication la plus fréquente du zona est la douleur qui persiste une
fois que l’éruption est guérie. Ces douleurs appelée névralgies
post zostériennes seraient attribuables à des lésions durables des
nerfs causées par le virus. Ces douleurs peuvent durer des mois, voire
un an, après la poussée de zona. Le risque que l’éruption soit
suivie de douleur augmente avec l’âge.
Peut-on traiter le
zona
Oui.
Si vous souffrez de zona, il est extrêmement important que vous
consultiez un médecin dès l’apparition des premiers symptômes soit
pas plus de trois jours après l’apparition des premières éruptions,
il pourra vous prescrire un agent antiviral. Ce type de médicament accélère
la guérison de l’éruption et peut atténuer la douleur causée par
le zona. En fait, un traitement précoce par certains de ces médicaments
peut même abréger les névralgies post zostériennes.
Le zona est-il
contagieux?
La
plupart des médecins croient qu’il est impossible d’attraper le
zona de quelqu’un d’autre. Cependant, les personnes qui n’ont
jamais eu la varicelle doivent éviter tout contact physique avec une
personne atteinte du zona , étant donné que celui-ci peut causer la
varicelle sur ceux qui ne l’ont pas contracté durant l’enfance.
Apprenez
à reconnaître le zona sur vous ou sur vos proches. Si vous soupçonnez
la présence de zona consultez immédiatement votre médecin.
Rappelez-vous
que les personnes âgées courent plus de risques particulièrement élevé
de souffrir du zona; il est donc important de savoir en reconnaître les
symptômes.
Comment reconnaître
les symptômes ?
1.
De la douleur ou des sensations cutanées inhabituelles d’un côté du
visage ou du corps.
2.
Une éruption et des vésicules dans la même région du corps
3.
D’autres symptômes tels que manque d’énergie ou fatigue.
Insomnie
temporaire
Imaginez
cette scène : vous posez la tête sur l’oreiller et au lieu de
vous agiter et vous retourner sans arrêt, ou de vous tourmenter avec
vos problèmes d’insomnie, vous vous endormez pour vous réveiller
frais et dispos le lendemain matin. Un rêve impossible ? Pas du
tout. Il est tout à fait possible de passer une bonne nuit de sommeil
avec un petit coup de pouce de votre médecin. Mais d’abord, lisez ce
qui suit pour en savoir plus sur l’insomnie temporaire.
Qu’est-ce
que l’insomnie temporaire?
L’insomnie,
c’est la difficulté à s’endormir ou à rester endormi. Les spécialistes
du sommeil ont identifié deux grandes catégories d’insomnie,
chronique (de longue durée) et insomnie aiguë (temporaire).
L’insomnie aiguë est déclenchée par des événements qui ont des répercussions
temporaires sur votre vie, par exemple commencer un nouvel emploi. Sans
traitement, l’insomnie aiguë peut devenir chronique et durer de
quelques semaines à quelques années. L’insomnie chronique peut être
déclenchée par certaines habitudes de vie (par exemple, boire du café
tard le soir), l’utilisation de certains médicaments (par exemple,
des décongestionnant pour les allergies) ou par un autre problème de
santé. C’est pourquoi vous devriez consulter votre médecin si vous
éprouvez des troubles de sommeil.
Quels
sont les problèmes qui peuvent provoquer une insomnie aiguë ?
Un
certain nombre de facteurs peut déclencher une insomnie aiguë ou
temporaire.
- Le
stress lié au travail
- Les
problèmes familiaux
- Un
séjour à l’extérieur de votre foyer
- Le
décalage horaire
Combien
d’heures de sommeil avez-vous besoin en moyenne ?
Le
nombre d’heures de sommeil varie d’une personne à l’autre. La
majorité des gens fonctionnent très bien avec environ huit heures
alors que d’autres ont besoin de dix heures pour s’éveiller frais
et dispos. Pour d'autres, quatre à cinq heures suffisent. Les
statistiques démontrent toutefois que la plupart des adultes ne dorment
en moyenne que sept heures par nuit.
Que
se passe-t-il quand vous ne dormez pas ?
Le
manque de sommeil n’est pas uniquement ennuyeux, il peut être
dangereux. Il a été prouvé que le manque de sommeil est responsable
d’un grand nombre d’accidents de voiture et d’accidents de
travail. Le manque de sommeil peut vous rendre ;également plus
irritable et beaucoup moins productif et même provoquer des absences répétées
au travail. Si vous éprouvez de la difficulté à fournir les mêmes
efforts au travail ou dans la vie de tous les jours, cela signifie que
vous ne dormez pas suffisamment ou peut-être que vous dormez mal.
Quel
est le traitement approprié pour l’insomnie aiguë ?
Le
traitement de l’insomnie diffère aiguë de celui de l’insomnie
chronique. En cas d’insomnie chronique, le meilleur traitement peut être
de modifier certaines habitudes de vie (par exemple, arrêter de boire
du café) ou de soigner la maladie sous-jacente (brûlure d’estomac).
Par contre, dans le traitement à court terme de l’insomnie aiguë, la
prise de somnifères peut vraiment aider. Cependant, l’organisme développe
une accoutumance à ces médicaments et s’ils sont pris de façon régulière,
il sera peut-être nécessaire d’augmenter les doses pour obtenir les
mêmes effets.
Bien
des gens pensent que l’alcool aide à s’endormir plus vite, mais il
peut aussi l’amener à se réveiller plus tôt ou plus souvent pendant
la nuit. Un des problèmes reliés à l’alcool et à certains somnifères
est qu’ils peuvent entraîner des troubles tels que la somnolence résiduelle
ou la gueule de bois le lendemain.
On
retrouve aussi un grand nombre de produits de source naturelle qui
contient bien souvent de la valériane. Par contre, les remèdes à base
de plantes n’ont pas fait l’objet d’études rigoureuses et les
doses ne sont pas uniformes d’un fournisseur à l’autre.
Si vous
avez des difficultés à dormir, prenez rendez-vous avec votre médecin ;
n’attendez pas votre bilan santé annuel. Votre médecin et vous aurez
ainsi le temps qu’il faut pour discuter de ce qui vous préoccupe. Étant
donné le grand nombre de médicaments qui existent, votre médecin est
le mieux placé pour déterminer celui qui vous convient le mieux.
La
migraine
Depuis
des siècles, des hommes et des femmes souffrent de migraine, ce qui
entraîne des absences du travail et l’annulation de loisirs. Pour
plusieurs, la qualité de vie est nettement réduite. Heureusement, il y
a de l’espoir pour de nombreux patients ; les recherches en médecine
font des percées prometteuses dans le domaine de la migraine. Les médecins
en ont maintenant une meilleure compréhension et de sa manifestation.
Grâce aux progrès enregistrés dans le traitement médicamenteux, les
médecins peuvent offrir aux patients toute une gamme de produits.
Certains médicaments préviennent la migraine alors que d’autres
soulagent rapidement les symptômes
Qu’est-ce
que la migraine ?
La
migraine est plus qu’un gros mal de tête. C’est un type de céphalée
pulsative ou battante, se manifestant souvent d’un seul côté de la tête
et souvent associé à la nausée, aux vomissements et à la sensibilité
à la lumière, aux odeurs et aux bruits. L’intensité des migraines
peut varier. Les gens souffrant de migraine peuvent avoir des crises bénignes
et d’autres très douloureuses et invalidantes.
La
seule façon pour un médecin de diagnostiquer la migraine est de poser
des questions. Aucun test ni examen ne peut prouver de façon précise
que vous êtes atteint ou non de migraine. On procède tout de même à
un examen physique et on demande parfois une tomodensitométrie ou un
test par imagerie par résonance magnétique pour exclure les autres
causes possibles de céphalées. Ces tests ne sont toutefois pas nécessaires
chez les patients souffrant de migraine typique.
Qui
souffre de migraine ?
Plus de
trois millions de Canadiens souffrent de migraine. Les femmes sont plus
souvent affectées que les hommes. Même si on peut parfois expliquer la
migraine par une tendance familiale (de cause génétique), ce n’est
pas toujours le cas.
Comment
se manifeste la migraine ?
Deux
facteurs sont à l’origine de la douleur migraineuse. Durant une crise
de migraine, les terminaisons nerveuses du trijumeau induisent
l’inflammation et le gonflement de la paroi des vaisseaux sanguins. De
plus, les messages en provenance du cerveau entraînent la libération
de neuropeptides qui agissent comme médiateurs chimiques de la douleur.
Ces neuropeptides provoquent l’inflammation et contribuent à la
douleur migraineuse
Quels
sont les éléments déclencheurs de la migraine ?
Les éléments
déclencheurs sont des facteurs pouvant être à l’origine de votre
migraine. Pour un grand nombre de personnes souffrant de migraine,
l’identification des éléments déclencheurs qui leur sont propres
est une étape importante à franchir en vue de réduire la fréquence
et la gravité des crises. Voici une liste d’éléments déclencheurs.
Rappelez-vous que les éléments varient d’une personne à l’autre
et les vôtres peuvent être différents de ceux de la liste
1.
Aliments
a.
Fromage (particulièrement ceux vieillis)
b.
Chocolat
c.
Noix
d.
Agrumes
e.
Produits laitiers
2.
Boissons
a.
Vin rouge
b.
Caféine (et sevrage de caféine)
3.
Additifs alimentaires
a.
Glutamate mono sodique
b.
Aspartame ou succédané de sucre
c.
Nitrites
4.
Facteurs environnementaux
a.
Fluctuation de la pression barométrique
b.
Odeurs fortes
c.
Lumière intense ou clignotante
5.
Changements hormonaux
a.
Avant ou après les menstruations ou l’ovulation
6.
Autres facteurs
a.
Sommeil prolongé ou manque de sommeil
b.
Agitation ou activité intense
c.
Stress au travail ou au foyer
d.
Privation de repas
Puis
je traiter ma migraine sans médicaments ?
Pour réduire
la douleur causée par une crise, vous pouvez simplement commencer par
vous étendre dans une pièce sombre et silencieuse. Vous pouvez également
aider à réduire la douleur en vous plaçant sur le front un sachet de
glace ou une compresse froide ou en ayant un massage du cuir chevelu. De
plus en appliquant les règles suivantes, vous pouvez aider à prévenir
les crises de migraine : adoptez des habitudes de sommeil régulières,
alimentez-vous sainement ce qui signifie entre autres de manger à des
heures régulières, faites de l’exercice régulièrement et s’il y
a lieu cessez de fumer. Enfin, réservez-vous du temps pour relaxer ;
le fait de réduire le stress peut devenir avantageux pour vous.
La
grippe
Qu’est-ce
que la grippe ?
La
grippe ou influenza est une infection causée par le virus de
l’influenza de type A et de type B qui survient plus fréquemment
durant l’automne ou l’hiver. La grippe est très contagieuse. En général,
le virus pénètre dans l’organisme par les muqueuses de la bouche, du
nez ou des yeux. Lorsqu’une personne atteinte de la grippe tousse ou
éternue, le virus se retrouve en suspension dans l’air et peut être
inhalé par toute personne se trouvant à proximité.
Dans la
plupart des agglomérations, les enfants d’âge scolaire sont les
premiers à être touchés par le virus de la grippe ; ils le
transmettent ensuite à d’autres membres de la famille ou à
d’autres personnes au cours d’activités de groupe. Au cours d’une
saison de grippe moyenne, environ 10 à 15 % des personnes sont
affectés par le virus, alors que 20 % ou plus de la population est
touchée durant une saison plus intense.
Comment
savoir si j’ai la grippe ?
En général
la grippe se déclare d’un à trois jours après l’exposition au
virus. Les symptômes semblent souvent se manifester soudainement :
les personnes disent : « avoir l’impression qu’un camion
leur a passé sur le corps ». Parmi les symptômes courant de la
grippe, on note leur caractère soudain, la fièvre et les frissons, la
toux, des douleurs musculaires et articulaires, des maux de tête, de la
fatigue et un affaiblissement. La congestion nasale et le mal de gorge
peuvent également affecter certaines personnes.
La
grippe est-elle dangereuse ?
Un
adulte ou un enfant en santé atteint d’une mauvaise grippe restera
probablement alités 3 à 5 jours. Par la suite, la personne recouvrera
complètement la santé, mais la toux et la fatigue peuvent persister
durant quelques jours ou quelques semaines. Toutefois, la grippe peut être
une affection grave. Chaque année, elle affecte jusqu’à 7 millions
de Canadiens et entraîne l’hospitalisation de 70 000 à 75 000
personnes. On estime qu’entre 6 000 et 7 000 personnes décéderont de
la grippe et de ses complications chaque année au Canada.
Les
personnes de plus de 65 ans et celles qui sont atteintes d’affections
chroniques sont plus susceptibles d’être gravement malades en raison
de la grippe. Ces personnes sont également plus sujettes à être
atteintes d’autres maladies infectieuses graves telles que la
pneumonie. Si vous êtes une personne âgée ou que vous êtes atteint
d’un trouble de santé chronique, vous devriez consulter votre médecin
dès les premiers symptômes de grippe.
Peut-on
traiter la grippe par des antibiotiques ?
Non. La
grippe est une infection virale qui ne peut pas être traitée par des
antibiotiques. Ces médicaments éliminent les bactéries ; ils
sont employés uniquement en cas d’infections bactériennes.
L’emploi inapproprié des antibiotiques contribue à l’apparition de
souches de bactéries résistant à ces médicaments, un problème de
santé publique devenu important.
Que
devrais-je faire si j’ai la grippe ?
Pour
vous aider à vous rétablir, il est important que vous vous reposiez.
De plus, si vous restez à la maison, vous diminuez le risque de
transmettre la grippe aux autres personnes. La grippe demeure
contagieuse de 3 à 4 jours après l’apparition des symptômes.
Vous
devriez boire une grande quantité de liquides. Les boissons chaudes atténuent
la sensation de congestion. Vous pouvez prendre un analgésique pour
soulager les courbatures et la fièvre. Ne donnez jamais d’aspirine à
un enfant de moins de 12 ans atteint de la grippe, en raison du risque
d’un effet secondaire grave nommé syndrome de Reye.
Que
puis-je faire pour éviter la grippe ?
Pour éviter
d’avoir la grippe ou pour diminuer les symptômes, vous devriez vous
faire administrer un vaccin antigrippal chaque automne, en particulier
si vous avez plus de 65 ans ou êtes atteint d’un trouble de santé
chronique. Si vous êtes enceinte ou allergique aux œufs, vous devriez
consulter votre médecin afin de savoir si vous devez ou non vous faire
vacciner.
Vous
pouvez également adopter des règles simples pour vous protéger contre
la grippe :
- Tenez-vous
éloigné des personnes qui ont la grippe étant donné que le virus
se propage lorsque quelqu’un tousse ou éternue.
- Lavez-vous
les mains souvent afin de réduire le risque de contagion.
- Essayer
de maintenir un mode de vie sain : ayez une alimentation équilibrée,
dormez suffisamment, réduisez votre niveau de stress, buvez
beaucoup d’eau et si c’est le cas réduisez votre consommation
de tabac.
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